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Des centaines de volontaires pour tester une prison en Suisse avant d’accueillir ses premiers détenus

La prison suisse de Zurich Ouest accueillera des volontaires pendant trois jours dans le cadre d’un exercice avant d’être véritablement opérationnelle.

La prison de Zurich Ouest en Suisse
La prison de Zurich Ouest en Suisse

Des centaines de personnes se sont portées volontaires pour passer quelque temps dans un établissement pénitentiaire de Zurich avant qu’il n’accueille ses premiers détenus.

Les autorités correctionnelles de Zurich ont déclaré le 17 février avoir reçu 832 demandes pour tester les cellules du 24 au 27 mars. Les détails sont encore en cours d’élaboration, notamment le nombre de places qui seront attribuées dans la “Gefängnis Zürich West“, la prison de Zurich Ouest.

Les volontaires sélectionnés doivent habiter dans la région, être âgés d’au moins 18 ans et obtenir une habilitation de sécurité.

L’essai du mois prochain permettra aux responsables de l’administration pénitentiaire de tester sa capacité d’accueil, les services et le fonctionnement de la prison, ainsi que d’examiner leur coopération et leur communication avec d’autres autorités, telles que la police et les procureurs.

L’établissement devrait pouvoir accueillir jusqu’à 124 personnes en état d’arrestation et disposer de 117 places pour les personnes en détention provisoire. La prison emploiera 146 personnes.

Les participants ne paieront rien mais ne recevront pas non plus de compensation financière. Ils seront traités comme des détenus à certains égards : ils testeront la nourriture, subiront les procédures d’admission, marcheront dans la cour, etc.

Une occasion de changer les idées reçues sur le personnel pénitentiaire

Les volontaires ne peuvent pas non plus apporter de téléphones portables ou d’autres appareils électroniques à l’intérieur. Chaque participant devra se soumettre à des contrôles similaires à ceux effectués dans les aéroports, mais la fouille à nu à l’entrée restera facultative.

Les volontaires recevront également un “mot de sécurité” qu’ils pourront donner au personnel pour mettre fin immédiatement à l’expérience s’ils ne supportent pas les conditions de détention.

Les autorités de l’établissement pénitentiaire espèrent également que l’exercice contribuera à dissiper ce qu’elles considèrent comme des idées fausses sur la manière dont les gardiens, les directeurs et les autres employés opèrent dans ces établissements.

Nous voulions profiter de cette occasion pour montrer comment nous travaillons réellement avec le professionnalisme et l’expérience nécessaires pour travailler avec les détenus“, a déclaré Marc Eiermann, responsable de la gestion pénitentiaire à la prison de Zurich Ouest, dans un email.

Elena Tankovski, une porte-parole du département des services correctionnels et de réhabilitation de la région de Zurich, a déclaré par téléphone : “Beaucoup de nos gardiens ont beaucoup de savoir-être. Ils savent comment traiter les personnes correctement. […] Ils sont en fait plus des soignants que des gardiens.

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